lundi 5 décembre 2011

AF083 - 5 décembre : et sinon ça va toi ?

Mais tu t'ennuies ou tu t'amuses?
T'en as pas marre des voyages? Ou au contraire?
Ta sœur va bien?

Aussi longtemps que j'aurai ces jambes pour fuir
Ouais. Le salut, hein, salut gars !! partons loin !!!


Alors pendant que maître Sirifo, grand marabout à Barbès
termine d'éplucher l'exuvie, commence chants et imprécations
les deux trucs avec os muscles sang juste ce qu'il faut s'achèvent en dernières caresses, et le jour se lève.
Mes jarets courent les rails, sautent sur la carlingue, on ferme les portes puis les 4 CFM56-5C poussent aux fesses, attention, nous voilà : plein nord !

innovative technology, low fuel consumption
rien de tel qu'un excès d'aéroplane pour curer le mal, les maux
les drogues ? Effet secondaire de la ritaline ou collatéral du mal ?
dès avant l'avion, 2011 s'est faite repeindre toute rose, couleurs sexes jolis des filles, qu'est-ce que cette année, satanée, illusion ?



Ce coup-ci on irait balader très loin les scories d'un naufrages et petits restes de rachis sacré, tout est poussière et je m'endors. Dans un éclair il y a bien icelle du 42G qui me regarde un coup, genre faisons la galipette, toi moi, alors je me rappelle, me redégoûte... et me rendors. Retour aux seins de mes rêves, des fesses comme ça en défilé militaire, par rangs de cent, à pincer à sucer à mordre
il n'y a de salut que nulle part
au-dessus de la banquise
je pleure une goutte et frappe le hublot
mais rien ne casse et bientôt on atterrira, comme une punition.

tentons tout de même, joindre les mains, tendre le corps, un bon plongeon c’est avant tout lâcher prise, le reste s’improvise dans la chute, il faut un peu négocier son Cx avec les gaz, penser fluidité du corps, et tout ce sang qui nous remplit, nous envahit, gargouille même jusque dans ton sexe, dans ta bouche 
 


Puis si le voyage ni la lobotomie ne prennent,
je tenterai les électrochocs
et, si la fibre profonde de l'être et l'éther s'en mêlent,
alors, on verra !
Le jour est mou
le jour est presque liquide
le jour s'écoule entre les doigts de mon poing ouvert
fermer le poing ne s'envisage pas; ici on ouvre et on laisse filer
ici nouvelle frontière, avancez d'un pas, 
au signal, reculez d'un pas,
un signal, ne bougez plus, jamais plus, les jours les nuits ne
distinguez plus, les yeux les poings, ne fermez plus, c'est une zone
de non temps, rare zone de non temps, non espace, non être, non
richesse, non dialogue

Les jambes, une ville, à nouveau,
poser les deux pieds juste le temps de perdre l'équilibre
boire une bière, Pacifico!      -brewed in Mexico-
et dormir encore un peu. L'heure de se lever. L'heure de manger. L'heure de boire. Dormir encore. Et déjà,... l'heure du retour.


Rendu à la ville, tout très bon, très beau, très gentil
cherchant dans mon reflet les stigmates, une trace,
quelque preuve tangible de notre déshérence
l'oeil s'enfonce dans le vide, il n'y a rien
quelques poils gris sur fond gris, perhaps : rien.

Si je ne la vois pas, c'est qu'elle n'a jamais existé.
Pour que les choses existent il faut que deux conditions soient remplies, que l'homme les voie et qu'il leur donne un nom.


Heureusement mon coach est un type formidable.
Il juge. Tranche. Radote les vérités premières.
"Trop inauthentique, ton obsession pour la verge aura fini de dégoûter jusqu’au dernier caribou, si encore, je ne sais pas, et puis ferme ta gueule, casse-toi, barre-toi!, file encore te réactoriser, t’encapsuler dans l'habitacle, comprimer le sang dans tes jambes et remonter des coagulats, file au loin!, barre-toi toujours!, sous l’équateur, en Afrique, au Brésil, aux Etats-Unis d'Amérique du Nord !"

Chassé comme le chien. Ce regard sur Paris comme un nouveau départ. Je pense. Les prochaines fois seront la bonne. On poussera le nombre mach et la dose de narcoleptique, full thrust et tout l'espoir n'y pourra mais


Puis à la fin, rien. Que reste-t-il ?
Le plat de ma main fermée en poing, au fond des poches. Rues glacées. Quelques passeports vestigineux ballottent dans le sac. Une fatigue sans fond, et toute cette magie du monde à venir.

 ___
Parfois le murmure se répand 
que nous sommes visités par des ombres transparentes.
Qui sait ? Qui sait ?
Comment retrouver leurs traces 

quand on a peine à se retrouver soi-même ?

2 commentaires:

  1. pierpierre comment va ?
    jfaisais un ptit tour comme ça sur ton blog ... pour le fun quoi ! pis je vois, comme ci, comme ça, je dit, je pense, j'écris ....

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